Le secteur du BTP produit à lui seul 240 millions de tonnes de déchets annuels, d’après l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME, chiffres clés 2020), soit 70% de la production totale de déchets en France, selon le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD).

Dans le même temps, les matériaux d’un bâtiment produisent 56% de son impact carbone sur sa durée de vie complète, selon le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).
La majorité des matériaux sont actuellement importés et responsables d’émissions carbones non négligeables. Par ailleurs, des problèmes d’approvisionnement vont émerger avec l’épuisement des gisements de matières premières.
Souhaité par les pouvoirs publics, le réemploi, d’après la FFB (Fédération Française du Bâtiment) reste encore marginal aujourd’hui. S’il est certes un levier majeur pour décarboner l’acte de construire, il est difficile à mettre en œuvre par les entreprises.
Le réemploi des matériaux de construction peut prendre plusieurs formes et être appliqué dans plusieurs types de situations :
Contrairement au recyclage, le réemploi dans le bâtiment n’exige pas de transformation des matériaux et ceux-ci ne sont plus considérés comme des déchets.
Malgré ces difficultés, nous multiplions depuis plusieurs années les initiatives, partout sur notre territoire, pour récupérer les matériaux pouvant être réutilisés. Les deux principaux freins à cette démarche sont le stockage et le transport d’un point à un autre.
En 2024, nous avons réuni nos équipes lors d’un atelier dédié intitulé « accélérer la mise en œuvre du réemploi au sein d’Inolya ».
L’objectif de ces deux journées, organisées en septembre 2024, était de réfléchir de manière collective aux moyens à mettre en œuvre pour pouvoir intégrer davantage de réemploi de matériaux dans nos opérations de construction neuve et de réhabilitation.
Nos collaborateurs ont commencé par établir une liste des matériaux/matériels pouvant être potentiellement réemployés et un cahier des charges pour envisager la démarche (état, transport à prévoir …).

Ils ont aussi défini les caractéristiques requises d’un local dédié et réfléchi à la manière dont nous pourrions modifier les contrats de nos prestataires de réparation et à la mise en place d’une fiche matériau / matériel « réemploi ».
La synthèse de ces échanges a été présentée au Comité de Direction et un projet pilote doit désormais être mis en place sur un ou plusieurs territoires.
En parallèle, nos équipes continuent d’expérimenter le réemploi de matériaux chaque fois que c’est possible.
Ainsi en 2024, nous avons récupéré des portails sur notre projet de renouvellement urbain de Saint-Vigor-le Grand. Des portes blindées ont été récupérées à Condé-en-Normandie suite à une démolition pour être réutilisées à la suite d’effractions ou d’actes de vandalisme et des manivelles et radiateurs ont été récupérés à Mézidon Vallée-d’Auge, ainsi qu’à Livarot et Sainte-Marguerite de Viette.
En interne, nous avons aussi favorisé le réemploi interne de matériaux et de mobilier dans les projets de réaménagement de nos agences à Bayeux, Lisieux et Hérouville Saint-Clair, et établi un partenariat avec le Plateau Circulaire pour le réemploi externe de matériaux (menuiseries stockées dans les locaux de l’agence de Falaise).
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