Rapport d’activité 2025

Notre stratégie biodiversité

Rapport d’activité 2025 / Préserver l’environnement / Notre stratégie biodiversité

Nos activités de maître d’ouvrage, d’aménageur et d’exploitant d’un patrimoine de près de 27 000 logements nous confèrent un rôle et une responsabilité certains vis-à-vis du maintien de la biodiversité sur notre territoire.

L’un des objectifs de notre feuille de route RSE était d’élaborer une stratégie biodiversité pour systématiser la prise en compte de la biodiversité et en particulier la place du végétal dans nos actions et dans nos activités courantes. 

Créer un habitat partagé en créant des passages à faune.

Initiée en 2023, notre démarche devait s’inscrire dans la lignée des stratégies nationale et régionale biodiversité, dans le cadre du plan d’action « Vision 2030 » du Département, et enfin dans le « Manifeste pour la Biodiversité » publié par l’USH. 

Dès le départ, notre volonté était de coconstruire ce projet avec l’ensemble de nos parties prenantes : locataires, collaborateurs, élus et prestataires.

Après avoir lancé une enquête auprès de chacune, nous avons organisé des ateliers pour identifier les enjeux de la biodiversité chez Inolya.

En mai 2025, un lab a été organisé pour prioriser les 43 actions identifiées par notre prestataire « Biodiversit’up ».

11 collaborateurs représentant tous les métiers de l’Office ont été réunis pour analyser l’ensemble des actions proposées selon la facilité de mise en œuvre et leur impact sur la biodiversité.

À l’issue de la journée, 23 actions jugées « très faciles » à mettre en œuvre et à « impact important » ont été ciblées. Le fruit de ce travail a été validé par notre Comité de Direction le 15 octobre 2025, concrétisant ainsi nos ambitions pour 2026-2028. 

Embarquer, apprendre, renaturer et cohabiter

Ces 23 actions s’articulent autour de quatre axes : embarquer (nos parties prenantes), apprendre, renaturer et cohabiter.

Certaines actions ont déjà été expérimentées (gestion différenciée des tontes, mise en place d’éco pâturages, diagnostics écologiques pour certains projets) et d’autres sont faciles à mettre en place : création d’un catalogue de naturalistes/écologues, privilégier des plantes vivaces et non annuelles, créer des passages à faune dans les grillages des zones urbanisées…

« Embarquer »

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. L’idée est de sensibiliser l’ensemble de nos collaborateurs et nos clients, collaborer avec les collectivités engagées pour la biodiversité afin de développer ensemble des actions favorables à la biodiversité, et faire grandir nos prestataires.

« Renaturer »

Entretenir autant que nécessaire, mais aussi peu que possible et végétaliser.

C’est un changement majeur dans nos pratiques. 

« Apprendre »

parce que pour protéger la biodiversité, il est nécessaire de connaître les espèces présentes sur nos sites, il est indispensable d’intégrer de nouvelles pratiques et compétences pour pouvoir embarquer nos parties prenantes.

« Cohabiter »

littéralement « habiter avec », c’est la finalité de cette stratégie : un habitat partagé avec la nature.

Dès le mois d’octobre, nos équipes ont travaillé sur le nouveau cahier des charges pour le marché espaces verts, avec des actions issues de la stratégie biodiversité.

Notre volonté est à la fois d’améliorer nos pratiques en faveur de la biodiversité sur notre patrimoine mais également d’embarquer dans la démarche les nouveaux attributaires de ce marché qui sera mis en place en 2026.

Nous avons aussi collaboré avec Delphis et deux autres bailleurs (Siloge et Habitat du Nord) autour de la biodiversité.

Le travail sera poursuivi tout au long de l’année 2026.

Notre stratégie biodiversité est composée de 23 actions.

Zoom sur les 23 actions de notre stratégie biodiversité

1) Organiser des temps de sensibilisation pour les collaborateurs avec des intervenants spécialisés.

2) Collaborer avec les collectivités engagées pour développer des actions favorables à la biodiversité et partager les bonnes pratiques des collectivités (ex : labyrinthe).

3) Former directement des prestataires métiers liés aux différents chantiers par un expert biodiversité ou, à défaut, intégrer un sujet biodiversité aux réunions de lancement et suivi des comptes-rendus.

4) Pour l’entretien des espaces verts, demander aux prestataires des critères de prise en compte de la biodiversité : formation des salariés, labels…

5) Réaliser une analyse environnementale pour chaque projet.

6) Créer un catalogue de naturalistes/écologues.

7) Recourir à un assesseur sur des projets représentatifs sur les questions biodiversité pour capitaliser et construire un cahier des charges « biodiversité ».

8) Intégrer dans les CCTP des métiers des objectifs chiffrés impactant la biodiversité et des règles applicables à tous sur la vie du chantier.

9) Dans les règlements de consultation, intégrer des critères de formation ou de sensibilisation des salariés qui participent aux chantiers

10) Réduire l’élagage à ce qui est nécessaire pour une mise en sécurité uniquement et au maintien du clair de jour. Réduire la fréquence de taille des arbustes, fleurs et autres plantations.

11) Prévoir une seule fauche tardive fin automne pour les espaces verts inférieurs à 100 m².

12) Définir un calendrier prévisionnel de gestion différenciée (CCTP).

13) Mettre en place des éco pâturages sur toutes les parcelles de plus de 750 m².

14) Assurer un pourcentage d’espaces verts minimum sur les projets de construction neuve et de réhabilitation.

15) Recréer des corridors écologiques (trames vertes) : haies arbustives et arborées, ainsi que des zones herbacées.

16) Développer la gestion en prairie fleurie des espaces verts sur le patrimoine avec un potentiel en gestion différenciée.

17) Privilégier les plantes vivaces et non annuelles.

18) Utiliser des végétaux issus d’exploitations locales dont l’essence est patrimoniale.

19) Réserver une surface végétalisée sur une part des opérations (expérimentation à prévoir).

20) Recréer des corridors écologiques naturels en installant des passages à faune dans les grillages des zones urbanisées.

21) Recréer les corridors écologiques en réduisant au maximum la pollution lumineuse (trame noire).

22) Intégrer dès le début des projets de construction neuve des solutions d’accueil pour la biodiversité.

23) Installer des outils d’accueil de la biodiversité sur le patrimoine existant.

Des diagnostics écologiques réalisés en 2025 

Dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier Trébucien à Caen, un diagnostic écologique a été réalisé en 2025 par un bureau d’étude qui a identifié des espèces protégées présentes sur site : mésanges charbonnières et bleues, martinets noirs, moineaux domestiques. Ces espèces protégées sont habituées à cohabiter avec l’homme et à nicher sur les bâtiments. 

Pour leur offrir des conditions d’accueil favorables, des solutions de gites intégrées dans le bâti ont été prévues sur tous les bâtiments du programme (constructions neuves et réhabilitations) de même que des gites à chauve-souris.

Un diagnostic écologique a été réalisé sur le quartier Trébucien à Caen.

À Lisieux, nous avons été alertés sur une opération de réhabilitation de la présence de martinets noirs. Nous avons donc sollicité la Ligue pour la Protection des Oiseaux pour vérifier la présence avérée ou non d’espèces nichant au cœur du bâti. 

Après plusieurs passages sur site, nous avons installé sur leurs conseils, 3 nichoirs doubles sur 2 bâtiments pour accueillir des populations de martinets noirs. Les chauves-souris ne semblent pas nicher au cœur des bâtis, néanmoins un accès aux combles a été créé afin de leur procurer un hébergement temporaire dans le cadre de leurs déplacements.

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